6227 - CANTERBURY

Samedi  12 mai 1962.-Elles ont toutes deux subi l'occupation  romaine, sont devenues chacune à leur façon berceau de la 

chrétienté; les deux villes et leur cathédrale font depuis  longtemps partie de l'histoire avec leurs sacres royaux. De plus 

si la première a subi de terribles destructions durant la seconde  guerre mondiale, la première a été martyrisée en 1914-1918. 

Avec autant de points communs rappelés par le député-maire Jean  Taittinger, Canterbury et Reims avaient tout pour s'unir. 

L'idée était née en 1956 d'un voyage du maire René Bride, membre  du conseil des communes d'Europe, d'une rencontre avec Mr Wiliam.S.Bean .

Si l'union n'avait pas été célébrée en 1958 par Pierre Schneiter, c'était la faute à quelques petits contre-temps.

Bref, pour la cérémonie officielle de jumelage à Reims, c'est le  jour de la fête Jeanne d'Arc qui est choisie. Provocation?  

Fair play, les Anglais n'ont pas brûlé Marie-Luce Colas, Jeanne  d'Arc d'un jour qui brilla par son absence le samedi soir réhaussé par un important défilé militaire avec la participation de la 10e  brigade Mécanisée et le 9e régiments de Hussards et présentation de jeeps, half-track et chars AMX. 

Au contraire, dimanche, pour le défilé, on rapporte que du haut du balcon de la mairie, on pouvait entendre des "Vive Jeanne d'Arc"avec un caractéristique accent britannique.

Quelques heures auparavant la délégation britannique présidée par  M.Wilson, maire de Canterbury s'était recueillie au cimetière de Chambrecy. 

Repas à l'hôtel de ville, toasts, visite au chateau des Crayères,  dégustation -un classique à l'époque-chez Pommery puis aux 

vendangeoirs Mumm, le président du comité de jumelage Pierre  Maquin et la ville avaient parfaitement fait les choses.

Pour preuve, trente sept années plus tard, les maillons de "la  chaîne d'amitié entre les deux cités que l'histoire, la culture et 

l'économie rapproche"sont toujours aussi solides.

 Un jumelage fécondé dès 1956.

Alain MOYAT