Jacques darolles: le premier à mettre en lumières la façade de la cathédrale

1 septembre 1978.-Depuis huit ans directeur de l'office culturel de Saint-Gratien (Val d'Oise), Jacques Darolles, 39 an , originaire de Toulouse, est nommé directeur de la Maison de la culture.

Élève de sciences politiques, " il a préparé un diplôme d'études approfondies et fait actuellement une thèse de Doctorat troisième cycle sur le cinéma dans la ville où il a réanimé un complexe cinéma "  est présenté comme " un spécialiste des questions sociales, un passionné des problèmes de la cité, de la jeunesse et de l'enfance." 

Conscient des difficultés qui l'attendent le responsable entend donner à la Maison de la culture la véritable dimension régionale qui doit être la sienne " avec les financements correspondants.

Considérant la Maison de la culture comme un catalyseur autour duquel pourrait s'organiser l'activité culturelle de la ville sans arrière pensée (la culture est l'affaire de tous et à tous les niveaux), Jacques Darolles se veut rassembleur.

Sa première grande manifestation sera dès 1979 l'organisation d'un grand carnaval, en droite ligne des manifestations carnavalesques rémoises: fête du grand bailla, fête des fous ou procession des harengs.

" Festival de musiques de traverses" , " Automnales" , " Cathédrale de lumière " , etc, l'artiste multiplie ensuite les créations. 

Vingt ans ont passé  (nous sommes en 1999) , et Jacques Darolles tantôt adulé, tantôt jalousé, poursuit sa route. Mais il n'est plus à Reims depuis le début de l'année.

Toujours guidé par la lumière , les lumières,  il  ne renonce jamais. Son projet d'obélisque n'a pas pu se faire ni dans le Parc de la Patte d'Oie lors du Bicentenaire , ni à Alexandrie; qu'importe, tel Sisyphe, il en bâtit un autre. Dans la vallée de la Meuse cette fois.

Alain MOYAT