ELECTIONS CANTONALES.- 8 et 17 mars 1970. Jean Falala (Union démocrate pour la République) est réélu dès le premier tour dans le 2e canton avec 53,37% des suffrages devant Gaudry (P.C.F.). Mis en ballottage dans le 3e canton, René Tys (P.C.F.) l'emporte au second tour avec 53,70% des voix. Il bat François Guyard, député suppléant de Jean Falala. Robert Soudant (Centre démocrate) sera élu président du département.

EMPLOI.- Inquiétudes sur le front de l'emploi. Les Établissements Économiques ferment (200 salariés). Thomson, depuis 1956 à Reims, rue Gustave-Laurent, annonce son départ à Fumay (Ardennes). La SAPRIME (filiale d'Arthur Martin) va arrêter sa production de réfrigérateurs. Bonnes nouvelles avec l'inauguration du bâtiment des Assurances générales de France (400 emplois), l'arrivée des laboratoires Boehringer et pour 1972 de la Général Foods qui promet 200 emplois en 1972 et "1 000 en 1980".

QUARTIER DE L'EUROPE.-Inauguration du quartier de l'Europe en juin 1970 par le secrétaire d'État Robert-André Vivien. Huit mille habitants apprécient le quartier où ont été édifiés 2.300 logements sans sacrifier la chlorophylle.

SANTE.-Le Centre régional de lutte contre le cancer va être baptisé Jean-Godinot, du nom du chanoine rémois (1661-1749) qui s'est penché sur le sort des "cancérés".

ARRIVÉES.-En septembre 1973, un recteur de charme arrive: Mme Alice Saunier-Seïté, auparavant directeur de l'IUT de Sceaux. Elle finira ministre. Mgr Jacques Ménager ancien évêque de Meaux devient le 107 e évêque.

AVEUGLE.--La Marne rate le coche en refusant à l'unanimité (moins cinq voix) l'idée d'une fusion entre la Champagne et la Picardie.

DÉCOUPAGE.-- Le conseil général adopte la création de huit cantons à Reims au lieu de quatre.

CANTONALES.-(Septembre 1973) Au second tour....____________

MINISTRE.-5 Avril 1973: Jean Taittinger député-maire de Reims; vice-président de la commission des finances en 1968, puis secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'économie et des Finances en 1971; puis secrétaire d'Etat au budget est nommé Garde des sceaux, Ministre de la Justice dans le 2e gouvernement Messmer.

POSTE.-Lors de la 39e foire-exposition (1972), le code postal est présenté sur le stand des PTT.

PRÉSIDENTIELLE.-- Avril 1974: Taittinger, Chirac, Lecat, Stirn lancent un appel pour un candidat unique de la majorité aux présidentielles. Le 5 mai, au premier tour de scrutin à Reims Mitterrand (47,04% des voix)devance Valéry Giscard D'Estaing (32,66%)soutenu par Taittinger. Le candidat qui se revendique du gaullisme : Chaban Delmas ne fait que 11,89% des suffrages. Si au second tour, Giscard d'Estaing devient président de la République avec un score de 50,90% au niveau national, les R émois ne lui avaient pas accordé la majorité. Mitterrand l'avait devancé avec 52,98% des voix. 

SÉNATORIALES.-Septembre 1974: Élection de Maurice Prévotaux (Union centriste) et de Marcel Lemaire (Indépendant).

DÉMISSION.-(Avril 1975) Conseiller régional, conseil général, président du district et du syndicat intercommunal du secteur de Gueux, Albert Vecten démissionne de ses fonctions à la suite d'un différend avec le trésorier payeur général. Il n'accepte pas qu'à la suite d'une d'une réunion à laquelle n'ont participé que dix des treize maires du secteur, la perception de Villedommange puisse être rattachée à celle de Reims- banlieue.

CHAMPAGNE.-En 1975, les ventes de champagne ont diminué de 25% (35% à l'exportation). 

CHOC PÉTROLIER.-A la suite de la hausse du prix des carburants décidée par Téhéran, chasse à l'essence qui coûte 1,62F le litre et le super 1,75F. Le district décide de réduire l'éclairage public.

DÉMOGRAPHIE.-Entre 1968 et 1975 la population de Reims est passée de 160.201 habitants à 183 610, soit un accroissement global de 14,6% et un accroissement annuel de 2%.
Reims 17e ville de France en 1968 accède au 14e rang. La population du district qui était de 174.124 habitants passe à 202 834 habitants. 

URBANISME.-Mai 1975: Par 21 voix pour, 2 contre et trois abstentions, le district donne un avis favorable au projet de SDAU (Schéma d'aménagement et d'Urbanisme). "Nous donnons un coup d'arrêt à la croissance de l'agglomération sur elle-même", commente Jean Taittinger.