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Deux listes, un seul tour. L'équipe du député-maire Jean  Taittinger, secrétaire d'Etat auprès du Ministres des finances, gagne haut la main les élections de mars 1971.

 Dans une ville transformée depuis plusieurs années en un vaste  chantier, l'équipe municipale conduite par Jean Taittinger a  multiplié les équipements, coupé de nombreux rubans tricolores. 

Universités, équipements loisirs (piscine-patinoire, piscine des  Thiolettes, bassin d'Orgeval), écoles, logements;  "le Monopoly" municipal s'étoffe. Le boulevard hors gel qui relie la Place de  la Belgique à l'avenue du Général Goureau est déjà à moitié  réalisé, la 2e tranche de l'Avenue Marchandeau est entamée, le  projet du Rouillat a été accepté, le quartier de l'Europe inauguré. 

Deux listes en présence

Dès octobre 1970 le maire a fait savoir qu'il serait tête de liste  en mars 1971. Nommé Secrétaire d'Etat au budget en janvier, Jean  Taittinger présente son équipe fin février en présence de Roger  Crespin, Jean Falala, Jacques Barot, André Edot, Georges Beccue et  Jean-Marie Bureau. 

"La liste d'Entente pour le développement et la  prospérité de Reims " comporte vingt deux nouveaux visages. C'est  une liste "homogène " commente le maire, "composée d'hommes  politiques d'horizon différents représentant tous les quartiers,  même périphériques de la ville." On y trouve en effet des  représentants du Centre démocrate (ex MRP), des UDR, des  Indépendants. "Nous allons lancé 3 400 logements cette année" glisse le tête de liste dans son propos.

En face, -mais la presse ne s'étend pas-, les électeurs découvrent  une liste socialo-communiste issue d'un accord fédéral. Gilles  Quénard (1er secrétaire fédéral du parti socialiste)conduira la Liste d'Union démocratique pour une gestion sociale et moderne "  secondé par René Tys (PCF). Sur les 37 noms il y a 19 communistes  et 18 socialistes. 

Une formalité

L'élection du dimanche 14 mars n'est qu'une formalité. Plus de 65%  des 81 500 inscrits (ils étaient 74 000 en 1965)se déplacent pour  ce scrutin à liste bloquée.

Dès 20 h 45 les résultats sont proclamés. La liste Taittinger  remporte les élections avec 59,69% des voix. Même dans le 50e  bureau de La Neuvillette, qui a fusionné il y a quelques mois avec  Reims, Jean Taittinger devance largement René Tys.

Au travail

L'élection du maire le vendredi 19 mars, présidée par le doyen  Fernand Noël, n'est qu'une formalité. Jean Taittinger présenté par  Jacques Barot est réélu maire avec 35 voix sur 37. Émue Mlle  Burgert a voté " Oui "au lieu de Jean Taittinger. Le bulletin est  considéré comme nul.

Le maire propose la création de trois postes d'ajoints  supplémentaires. Seront élus: Roger Crespin, Jacques Barot,  Georges Beccue, André Edot, Fernand Noël, Jean-Marie Hureau, Mme  Rolland, Alain Quenel, Paul Calosso (ancien maire de La Neuvillette), André Lhotelain et Marcel Potier.

Jean-Louis Schneiter, président de la Jeune chambre économique  fait partie de l'équipe. Jean Falala n'a toujours qu'un strapontin.

"Nous sommes représentants et porte parole de la ville toute  entière et non d'une fraction, si grande soit-elle"déclare le  maire. "L'avenir de Reims est fait beaucoup de travail. "

Alain MOYAT