9806 - falala

Toujours député de la première circonscription, mais aujourd'hui, à sa demande, en retrait de la vie de la municipalité, Jean  Falala, décontracté,  jette un regard sur passé, son action et évoque l'avenir. Petites phrases.

ACTIONS.-"Parmi les actions importantes que nous avons menées, en plus de tous les équipements il y a eu la mise en place d'un service propreté en ville, l'effort colossal (25% du budget)accompli pour les écoles. Avec Jean-Louis Schneiter on s'est remis à reconstruire en ville, remplir les dents creuses comme il dit. [...]On a densifié le tissu économique et où il n'y avait que des terrains de football aux Essillards, on a créé la zone Farman. Nous avons aussi redonné vie à Reims avec les fêtes Jeanne d'Arc, les Flâneries musicales, le village de Noël etc " .  

ARRIVÉE.-"Le 19 mars 1961, après mon père, j'ai été élu conseiller général du 2e canton. Les gens ont voté pour mon père. Le plus dur a commencé. J'avais un nom. Il fallait me faire un prénom."

DÉMOGRAPHIE.-. "Châlons, Epernay  baissent. A t-on intérêt à avoir une grande métropole au milieu d'un désert si on n'y prend garde. C'est pour cela que je soutiens le projet de Vatry qui peut donner du punch à ce secteur. "

DYNASTIE.-"On a parlé de la dynastie Falala, mais les gens ne sont pas obligés de voter sur notre nom. [...]Mon fils Francis ne sera pas candidat à la mairie, même si les renseignements généraux me disent qu'il pourrait àtre élu au premier tour. Mais il n'est pas exclu qu'il soit candidat à la candidature pour la députation."

ÉCHEC.-"L'échec aux municipales de 1977 a été un choc. On s'était dit: puisque les communistes sont tête de liste, il y a un certain nombre de gens qui ne voteront pas. Le centre ville a beaucoup beaucoup moins voté que la périphérie où on n'a pas fait de si mauvais score. Mais la différence est là. Pour une certaine classe...,  euh, une certaine fraction de la population, si c'est quelqu'un de chez eux qui se présente, ils le jalousent; s'il n'est pas de chez eux, ils le détestent. "

HALLES.-"J'aurai dû les démolir plus tôt. Si je l'avais fait, Jack Lang ne m'aurait pas mis en prison tout de màme. Reste que le Palais des congrès est sans doute bien mieux à sa place le long du canal comme l'a toujours défendu contre l'avis de tous Henri Roger."

HAZAN.-"La socialiste Adeline Hazan dans un fauteuil aux prochaines municipales? Jean-Claude Laval n'est pas d'accord. Elle va venir avec beaucoup de moyens, vous vous en apercevrez. C'est une élection politique. Elle a dit je viens conquérir Reims. Ca m'a choqué. Conquérir, c'est un acte politique, un acte guerrier. Elle ne connait pas Reims. Pour àtre un bon maire, il faut aimer la cité, aimer les gens." 

IMPÔTS.-"Vous savez, comparée à Châlons ou d'autres villes la taxe d'habitation à Reims n'est pas si cher. C'est vrai qu'à Croix-Rouge considéré au départ comme quartier de standing il y a un problème. Claude Lamblin s'est battu pour faire changer les choses, moi aussi, mais en vain car cela dépend de lois nationales."

JEAN-LOUIS SCHNEITER.-"C'est un homme de grande qualité qui connaît très bien ses dossiers. Il n'a jamais hésité à aller au front. Il a toujours été sec, moins maintenant, il a fait de gros efforts car il manquait un peu de chaleur humaine. Pendant seizeans il n'y a pas eu de clash en mairie. Je lui ai donné la mairie pour qu'il n'y en ai pas et que la population ne soit pas flouée."

LOI.- "Je me souviens d'une de mes premières interventions à l'assemblée nationale pour demander la révision du salaire minimum inter garanti qui était à l'époque différent selon les régions avec pour conséquence de voir des gens partir dans les régions où le Smig était parfois 25% plus élevé qu'ailleurs."

MOT.- "Ce que je voudrais qu'on dise de moi: Avec sa gestion en bon père de famille, Falala, finalement il s'est pas mal débrouillé. C'était un rassembleur."

MUNICIPALES.-"Une bataille de femmes pour 2 001? Mme Nguyen ne se présentera pas comme maire. C'est pourtant la seule qui a une envergure, qui soit suffisamment aimée ou détestée pour être tête de liste. Je ne dis pas qu'elle ne sera pas sur  une liste d'union." 

PARKING D'ERLON.-"Les arbres ont poussé cachant les candélabres. On peut le voir, c'est une grande réussite. Dans le parking il n'y a jamais eu d'agression. Les pavés: je n'étais pas sûr que c'était bien. Les services techniques nous ont donné leur garantie. Frédéric Payen n'est pas fautif et il a assumé l'impopularité. Je l'ai envoyé baladé quand il m'a présenté sa démission. C'était à moi de démissionner si j'avais estimé que l'erreur était de notre faute."

RUPTURE."En 1977, je n'ai pas coupé le cordon ombilical avec Jean Taittinger. Il ne s'est pas représenté. On n'a pas pu le joindre. Ce qui semblait devoir dire "mon temps est fini". Est-ce qu'on lui a pas demandé assez fort de se représenter? S'il s'était représenté, je n'y aurai pas été.  Je ne suis pas complètement fou. Prises de cours les instances nationales: Lecanuet, Poniatowski, Chirac m'ont demandé d'y aller. Député comme Jean Taittinger, je n'ai jamais voulu àtre adjoint, être sous sa coupe. Mais ceci n'excluait pas l'obéissance." 

STADE.-"Quand je suis arrivé, j'aurai du tout arrêter. On a emprunté 23MF pour couvrir le passif de 17MF et relancer l'équipe. Pour le renouvellement de l'équipement, vous construisez une maison s'il y a quelqu'un à mettre dedans. Les gens m'auraient dit que je mettais l'argent par les fenêtres. Mais avec l'équipe actuelle, l'élan est donné."  

SURNOM.- "On m'appelait le petit Falala, le fils du garde barrière. Je leur aurai souhaité à tous d'un avoir un pèreadmirable comme le mien. [...]Croyant que c'était péjoratif, on me surnommait aussi l'homme à la poignée de main  (Ndr: Falalouche)et l'assistante sociale. La poignée de main est un geste de considération vis à vis des autres. Assistante sociale, c'est le plus beau des métiers. Vous savez, il faut toujours positiver..."

TAITTINGER.-"C'était un chef. Il a été un grand maire. Il y avait beaucoup à faire à Reims. Pour l'essentiel il a réussi. Il a été insulté quand il a imposé l'autoroute qui coupait Reims en deux. Sans lui la ville ne serait pas désenclavé. On aurait lentement dégringolé. Il a créé les centres sociaux, des centres de soins, des MJC. Il avait la passion de la ville, moi aussi. Il a fait l'A4. J'ai pu obtenir l'A 26 et le TGV. J'ai fini ma carrière. Reims la belle endormie est passée de la 13e à la 12e place. Ce qu'on a fait n'est pas si mal."

TRAMWAY.-"Vous remarquerez qu'aux dernières municipales, personne n'en a parlé. Je n'étais pas hostile. J'avais accepté un avant projet sommaire pour juger. C'était cher. On ne peut pas tout faire, j'ai donné la préférence au tramway. On m'en serareconnaissant dans quelques années."