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23 septembre 1989.-En cette année du bicentenaire, Jacques Darolles du Cnat axe bien sûr ses "Automnales"sur le thème de la Révolution. Il y a foule autour de la Place de la République et le spectacle est grandiose. Pour la première fois, les Rémois découvrent sur site le dernier cadeau de l'association "Prisme "

Gris, il fait six mètres de haut, 4 mètres de diamètre, pèse la bagatelle de 1 775 kilos. Réalisé par Alain le Boucher, du CNAT grâce au soutien financier de quatorze industriels, c'est une oeuvre d'art. Elle a été  baptisée le "Luchrone " . Une merveille "intelligente " et bourrée d'électronique. Grâce à son "ordinateur" , 1 296 conducteurs commandent électroniquement les séquences d'éclairage et les jeux de lumière. 

Car vous ne l'avez peut-être toujours pas remarqué, le luchrone réagit en fonction des conditions climatiques et météorologiques. 

Si le vent augmente la lumière scintille tel un feu de bois, si la tempête gronde le rythme lumineux s'accélère. Lumineux non!

 En panne, puis démonté et quasiment abandonné sur un terrain vague, le luchrone est promis à une nouvelle vie grâce aux élèves de Saint-Jean-Baptiste de la Salle qui vont le réparer et le moderniser.

Alain MOYAT

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Article de l'Hebdo du vendredi paru le 3 juin 2016

 

Ces lycéens qui vont faire briller le Luchrone

Au lycée Saint Jean-Baptiste de la Salle, les lycéens s'activent pour redonner une seconde jeunesse au célèbre Luchrone, installé pour la première fois place de la République à Reims en 1989.

http://www.lhebdoduvendredi.com


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Ces lycéens qui vont faire briller le Luchrone

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Au lycée Saint Jean-Baptiste de la Salle, les lycéens s’activent pour redonner une seconde jeunesse au célèbre Luchrone, installé pour la première fois place de la République à Reims en 1989.

Après le lycée Val de Murigny il y a près de 30 ans, c’est aujourd’hui au tour des lycéens de Saint Jean-Baptiste de la Salle de travailler sur le Luchrone, cette œuvre métallique de 6 mètres de haut, plus connue sous le nom de l’œuf. De la filière scientifique au CAP maintenance des bâtiments en passant par les filières électroniques, ils sont près de 150 jeunes à oeuvrer de près ou de loin sur la rénovation de cette création emblématique. Plus qu’une simple remise en état, l’œuvre va bénéficier d’évolutions techniques orchestrées par les élèves du lycée, avec l’aide de son créateur, Alain Le Boucher. « Le fait de revenir sur un projet réalisé il y a 30 ans, c’est vraiment merveilleux, c’est l’occasion de repartir sur des bases beaucoup plus contemporaines. On va passer d’une flûte à un piano à queue ! », s’enthousiasme celui-ci. Pour ce faire, les élèves mettent le cœur à l’ouvrage et n’ont qu’un seul objectif en tête, ou presque : livrer le Luchrone à la ville de Reims pour Noël et obtenir une bonne note sur ce projet qui fera l’objet d’une épreuve au Bac. C’est avant tout un travail très minutieux et un sacré défi à relever qui attend les lycéens. En effet, après avoir été équipé pendant de nombreuses années de lampes à incandescence, le nouveau Luchrone sera désormais muni d’un circuit d’ampoules à Led : une technologie pas si simple d’utilisation. « Contrairement aux lampes à incandescence, la Led est très solide et économique, explique Alain Le Boucher, mais elle est souvent utilisée pour des objets minuscules. Là nous travaillons sur une très grosse structure et c’est ici que les choses se compliquent, car il faut faire varier 324 points de lumière sur 256 niveaux ! ».

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Et même si la rénovation s’annonce pointue, les lycéens ne sont pas peu fiers d’être les acteurs de la renaissance du Luchrone. « Parmi tous les projets que nous avons pu avoir, c’est le plus concret, se réjouit ainsi Hugo, élève en terminale sciences et technologies de l’industrie et du développement durable. A Reims, l’œuf est très connu, les gens sont impatients de le retrouver et c’est une fierté pour nous de travailler dessus ». Après les vacances d’été, de nouvelles classes travailleront pour achever l’œuvre avant de la dévoiler au grand public. Le Luchrone retrouvera-t-il son berceau place de la République ? Pour le moment, le suspens bat son plein. Les Rémois seront invités à voter pour choisir son emplacement futur.