1950 Ca roule pour la PUM

5011 - pum

 

 

Née en juillet 1948 du rachat de la société carolomacérienne de  négoce d'acier "Bunoust et Fils"  et sitôt implantée à Reims avec  ... trois salariés, la Pum (Produits d'usine métallurgique) est  installée depuis le début des années cinquante au 136, rue  Léon-Faucher. Elle occupe 10 000 métres carré  et inaugure son premier pont  roulant. En 1960 " elle manipule 10 000 tonnes de tôle et de fer par mois " et emploie déjà 396 personnes.

 

1950 Souvenirs

 

5010 - souvenirs

14 Juillet 1950. La fin de la guerre est encore toute fraîche dans  les mémoires. Place des Martyrs de la Résistance un hommage est rendue aux victimes de la barbarie nazie. Le petit Azy reçoit une  décoration pour son papa.

 

1951 Heu-reux... Les conscrits

5009 - heureux

Avril 1951-Trois cent jeunes rémois du 2e canton heureux d'être  les premiers concrits 1952 de la cité déambulent devant l'hôtel de  ville de Reims.

En attendant la patinoire

 

5012 - patinage

Hormis pour quelques spectacles donnés au cirque et au théâtre, la  glace artificielle n'a pas encore transformé un équipement rémois  en patinoire pour tous. En attendant le 9 octobre 1967, jour de  l'inauguration municipale de la piscine-patinoire du Nautilud, les  Rémois vont patiner sur le bassin (naturel)Saint-Charles.

 

1952 Reims grand centre d'élevage?

 

5210 - foire vaches

Pour la 20e foire-exposition organisée sur la Patte d'Oie, les  spécialistes s'interrogent. Des éleveurs de plus de 20  départements sont venus participer au concours ovins et bovins. La  réussite est-elle qu'on se demande si Reims ne va pas devenir un  grand centre de concours d'élevages régionaux. A l'époque la  fréquentation de la foire était importante, frìlait et dépassait  souvent les 100.000 visiteurs!

 

1953 Une étoile est née,  trois autres s'éteignent

 

5205 - méano

 

Le monde sportif connaît des joies et des peines en cette année 1953. Si le puncheur Jacques Herbillon a facilement gagné son  titre de champion de France au cirque en envoyant par trois fois au tapis le tenant du titre  " pugiliste complet et expérimenté " Prigent, quelques mois auparavant un drame s'est joué au même  endroit. Au 5e round, opposé au rémois Maurice Hautois, le boxeur  parisien Lucien Innocenti succombe à la 5e reprise.

Chez les footballeurs, si le Stade remporte début juin la Coupe  latine en battant Milan, toute la communauté footbalistique porte le deuil près de trois semaines plus tard. Sur la RN 51, entre  Witry-lès-Reims et Isles-sur-Suippe, un camion percute une  traction pilotée par José Ségura. Le choc est terrible. Il fait 6  morts et deux blessés graves. Parmi les victimes: le jeune joueur  prometteur Francis Méano, sa femme,, Antonio Abenoza, goal de l'AS  Troyes Sainte Savine et sa fiancée.

 

(Légendes photos: le footballeur Francis Méano

 

 

 

1954 Vespa: la folie scootéristes

 

5412 - vespa

22 mars 1954.-Venus de Paris, Verdun, Troyes, CHarleville-Mézières  sur leurs rutilantes montures près de 200 " scootéristes" ont  répondu  à l'invitation du Vespa club rémois. Pièces chromées,  fanions de couleurs, ils ne passent pas inaperçus en traversant la  ville et en rangeant leurs montures Place Royale. Après avoir  salué les responsables rémois regroupés dans leur siège social du  Café de la Poste" , tous ces mordus de sccoter ont festoyé au  restaurant " Le Marseillais " . 

 

1954 L'abbé Pierre avec son bâton de pélerin

 

5404 - abbé pierre

 

11 mars 1954.-Apôtre des chiffonniers et des sans-logis, fondateur  des Amis d'Emaüs, l'abbé Pierre monte à la tribune. Face à lui,  pressés sous le chapiteau du "Radio-Circus " , et à l'extérieur,  Place du Boulingrin plus de 8 000 personnes sont venues écouter son  message.

 Avec conviction l'abbé a exposé les grandes lignes du  magnifique élan de solidarité des Français qui ont déjà répondu à ses appels en faveur de tous ceux, et ils sont nombreux, qui  avaient faim et froid et se trouvent sans logis.

La voix se fait pathétique. l'abbé Pierre, la barbe drue, parle  aux Rémois, droit dans les yeux. " Il faut construire des maisons!  Donnez! Donnez! Alors il y aura moins d'argent dans les banques,  mais aussi moins de corbillards sur les routes de France. " 

Le soir même, les Rémois qui ont subi un mois de février glacial  se montrent généreux et donnent plus d'un million de francs au  Comité rémois d'aide au logement (CRAL).

En mars, le maire René Bride fait passer le message au conseil:  Il faut supprimer le logement qui tue et redonner l'espoir à tous  les mal logés." 

Alain MOYAT

 

1954 Vous avez dit mauvais goût!

 

5415 - scandaleux

 

Décembre 1954: Les étudiants de l'école supérieure de commerce ont  une drôle de façon de faire la fête." Ils ont royalement reçu le  Négus avant d'enterrer le bizuth" titre l'union.

Le détail du monôme susciterait bien des polémiques aujourd'hui.  "Un esclave noir ouvre la marche " raconte le rédacteur. Il est  suivi par les grands dignitaires accompagnant le Négus de  Moldavie-Valachie. " Les esclaves qui ferment la marche sont  solidement encadrés par des policiers. " 

 

1955 Pas encore assez de constructions pour les bétonneurs

 

5414 - construire

 

 Croissance de la natalité, important mouvement migratoire, la  ville de Reims compte 110 749 habitants en 1946. Avec 116 500 en  1954 elle se situe au 18e rang national mais un avec un très  faible taux d'habitants à l'hectare (51). Afin de supprimer les  taudis où les familles vivent dans des conditions insalubres,  inhumaines " trois organismes notamment vont s'activer pour  construire des logements. Ainsi 1 346 logements dont 1 203 HLM  seront édifiés entre 1946 et 1954, 7 313 logements de plus en 1960.

Des logements s'élèvent route de Louvois, rue Paul-Vaillant  Couturier,à Maison-Blanche, rue Camille-Lenoir, rue Jacquart.  Wilson "ville dans la ville " voit le jour. Ce n'est pas assez  rapide. Le maire Jean Taittinger, rompant avec la politique de  René Bride va accélérer les choses. Vont naåtre les quartiers  Europe, Châtillons, Croix-Rouge.

Sur cette photo prise le lundi 6 juin 1955, Bertrand de Voguë,  président du comité paritaire du logement de Reims et de sa région  (CO.P.LO.RR)remetà M.Riom, employé à la teinturerie Laval la clef du  500e logement construit par l'organisme rémois sur le "terrain  de Béthléem " à l'angle de la rue Jacquart et Camille Lenoir.

A.M.

1955: De capes blanchespour les agents

5432___flic

Après leurs confrères parisiens, les agents de police de Reims vont être dotés de splendides capes blanches comme leurs képis. A quand les bottes et les pantalons blancs? C'est un réel progrès note l'union.La nuit par temps de pluie les braves gardiens risuqent d'être renversés. Avec la nouvelle tenue, plus rien à craindre.

 

 

 

 

 

 

Champagne pour tout le monde

5430 - course tonneau28 juin 1955.-L'équipe Mumm remporte la traditionnelle épreuve de  course de tonneaux organiséeà l'occasion de la fàte de la  Saint-Jean.

 

Le désert autour du groupe scolaire Barthou

 25 août 1955. Huit classes nouvelles sont en voie d'achèvement au  groupe scolaire Barthou dans un quartier qui paraît bien désert.

Et pourtant le nombre d'écoliers à Reims est important. Il est  passé de 19.000 en 1955 à 20.000 trois ans plus tard. Fin des  années 1950 un car est mis en service pour les activités sportives  des écoliers. Une classe expérimentale est ouverte à  Charles-Arnould. On y pratique des exercices physiques accrus  préfigurant des futures générations d'athlètes intellectuels." 

 

 1955: depuis 1942, Saint-Maurice squattée par des pigeons

5808 - église 2

 

Détruite en 1942 par un incendie mystérieux (elle aurait été  brûlée par les Allemands)l'église Saint-Maurice battue aux quatre  vents, squattée par les pigeons commence à être rénovée en 1955. 

En 1956, les fidèles réoccupent le collatéral Sud, mais l'énorme  cloche est toujours muette, immobile au pied du portail. L'édifice  sera finalement bien restauré et une grande messe de bénédiction  célébrée le 16 juin 1963.

En octobre 1959 les rémois ont inauguré l'église du Sacré-Coeur au  centre de Clairmarais, " église votive de la Libération." 

 

1957 Marcel Falala conseiller général depuis 1951

 

5614 - marcel falala

 

Conseiller général du 2e canton depuis 1951, Marcel Falala souffle  le chaud et le froid en cette année 1957. Deuxième djoint du maire  René Bride en 1953, chargé de l'architecture et des sports, le chef  de file du Rassemblement pour la France passe une singulière année. 

S'il est élu premier adjoint dans la municipalité provisoire de  Pierre Schneiter fin janvier en lieu et place du démissionnaire de  Voguë, il refusera de cautionner une municipalité  dans laquelle Schneiter s'associe aux    socialistes. Cela ne l'empàchera pas d'être réélu dans le deuxième  canton puis de mener la liste UNR en 1959 qui accouchera d'un grand  Monsieur : Jean Taittinger. Malheureusement, le destin de ce  patriote usé par la déportation à Allach (près de Dachau)de mai  1944 à avril 1945 allait s'arrêter en 1960.

A l'Assemblée nationale le président Jacques Chaban-Delmas prononçait une éloge funèbre de  ce résistant, père de Jean Falala. Cheminot, fils de cheminot Fils de cheminot, cheminot né en Lorraine en 1897, Marcel Falala  entre à16 ans àla  SNCF à Ecouviers (Meuse). Mobilisé en 1916 il  termine la guerre Maréchal des logis. Puis de 1919 à1939 de retour  à la SNCF passe successivement facteur enregistrant, sous  inspecteur puis chef de gare première classe à la gare de triage  de Lumes. Bombardements de 1940 : il met en sécurité le matériel. 

Chef de gare à Reims en 1942, il y prendra sa retraite en février  1955. Après un parcours puisque après un bombardement américain le  1 mai 1944, il est arrêté. Membre du réseau de Résistance Fer et  terre et du réseau Jade-Fizroy, il est accusé de courrier clandestin, d'évasion, d'hébergement de prisonnier et  d'inéxécution d'ordres allemands. >Il est condamné àParis, envoyé  dans un camp de travaux forcés.

A Blanche son épouse qui a déjà souffert en 1942 suite à l'arrestation de son fils Georges, officier aviateur, qui tentait  de passer dans le Midi pour rejoindre les FFI, Marcel Falala se  veut optimiste. "Tu vois, je pars en wagon à bestiaux, je  reviendrai en première classe." Marcel est revenu. Mais l'imposant  personnage qui pesait 100 kg n'en fait plus que quarante cinq. 

Fervant gaulliste il envoyait chaque année une belle carte au  général pour lui souhaiter la saint Charles.

Alain MOYAT

(Légende photo: Marcel Falala lors de son départ à la retraite de la SNCF)

 

1957 L'ancien ministre britannique meurt à l'hôtel de ville

 

5606 - ministre

Samedi 16 février 1957.-Un crêpe noir est vite posé sur la hampe du  drapeau de l'Union Jack de l'hôtel de ville. C'est la  consternation. Alors qu'il commençait à évoquer la coopération  économique franco-britannique dans la petite Europe des six, Lord  Hore Belisha s'est soudainement écroulé. Foudroyé. Raide mort par  une hémorragie méningée. Le député-maire Pierre Schneiter n'a dû qu'à un réflexe pour l'empêcher de verser en arrière. Devant près  de 200 personnes, à l'âge de 64 ans, l'ancien ministre des  transports et de la guerre britannnique, démissionnaire en 1940 du  gouvernement Chamberlain, s'en est allé. Le président de  l'Assemblée nationale M.Le Troquer assiste à la scène dans le salon  Sarrail. 

Tout avait pourtant bien commencé pour le député conservateur,  président de la commission des affaires étrangères à la Chambre  haute. Arrivé à 10 h 15 avec sa délégation, il avait pris plaisir à  découvrir la ville, à visiter les caves Clicquot en compagnie de la  princesse de Caraman Chimay, MM de Nazelle et Alain de Voguë.  Il avait, dit-on, posé beaucoup de questions, dégusté un fameux dry de 1947 avant de visiter la cathédrale Notre-Dame. 

Arrivé en train, l'ancien ministre repartira en avion. Mais dans un cercueil.

L'ami du général français Gamelin a fait une sortie remarqué.

Alain MOYAT

(Légende photo: L'ancien ministre avait sablé le champagne avec la princesse de Caraman Chimay)