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" Nous comptons sur l'appui moral de toute la population rémoise  pour bâtir ensemble une cité prospère." A l'issue de trois tours de scrutin et  3 h 15 d'horloge, René Bride (MRP), 46 ans, ancien premier adjoint de la municipalité Jardelle fait sa première intervention à la tàte de la ville. Présenté par Pierre Schneiter (MRP), bénéficiant du soutien des  Indépendants, du RPF et des radicaux,  René Bride il vient d'être élu maire de Reims en ce samedi 9 mai 1953 .Il totalise 20 voix contre 12 à Charles Lepagnol et 5 à M.Laberte (PS). Le pharmacien de l'Avenue de Laon fixe ses trois priorités: Le logement  avec l'accession à la propriété, le chômage total ou partiel et le niveau de vie des vieillards et des économiquement faible." Pour réaliser ce programme il s'entoure de plusieurs adjoints: Bertrand de Voguë (Indépendant), Marcel Falala (RPF), Mme Detrée (MRP) et Mme Droit (Indépendante). Les communistes font la moue. Ils ont posé plusieurs recours pour contester le résultat des élections du 26 avril. Ils attendent la suite des événements.

Retour sur un vote

Il est vrai qu'à cette date, en raison de la possibilité de panachage, les 44.792 votants (sur 66.430 inscrits) qui s'étaient rendus aux urnes le dimanche 26 avril avaient pu constituer leur conseil municipal idéal à partir des sept listes en présence. Mais bonjour le dépouillement. Il fallu en effet pas moins de 26 heures aux scrutateurs pour donner les résultats définitifs. Sitôt contestés! 

Avec 13.188 voix et douze élus le Parti communiste avec René Tys et Charles Lepagnol reste la première force politique rémoise. Vient ensuite le Mouvement Républicain Populaire (Pierre Schneiter et René Bride)avec 8 élus.

Trois listes totalisent chacune un peu plus de 5.000 suffrages  et ont 5 élus: le Rassemblement du peuple français (Marcel Falala), les Indépendants (Bertrand de Voguë) et le Parti socialiste-SFIO (Robert Mirande). La liste des victimes de guerre obtient tout de même 1.897 voix, mais pas de siège.

Erreur de comptage, mauvaise appréciation de la plus forte moyenne, le recours formulé auprès du  commissaire du gouvernement aboutit début juin à l'annulation de l'élection de deux conseillers municipaux: Mme Cas (PCF) et M.Faupin (RPF) au profit de deux candidats communistes Marie-Antoinette Patigny et Désiré Petit. 

Alain MOYAT