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 8 mai 1985.-Dans un courrier signé le 17 mai 1984 par Jean Glavany, le président de la République François Mitterrand l'a promis. Il participera le 8 mai 1985 au 40e anniversaire de la  Reddition allemande. Un an plus tard, ne voulant sans doute pas  froisser les Allemands en plein sommet des sept grands pays industrialisés, il ne tient pas parole.

La venue du Premier ministre Laurent Fabius est presque un camouflet pour le député-maire Jean Falala. Pire, c'est dans une atmosphère de  psychose d'attentat et de manifestations de la CGT (c'est  l'effervescence aux VMC, Remafer, Rem, l'union)que les  responsables du "Voyage officiel  "bétonnent la journée. Le  protocole tue la fête. Le public reste sur sa fin à 150 m derrière  des barrières. L'entourage du premier ministre est compté: une douzaine de personnes l'accompagnent tout le temps, une cinquantaine au monument aux morts, 400, pas plus, à l'hôtel de  ville. Fermez le ban. 

Laurent Fabius accompagné du ministre de la Défense Charles Hernu   visite la salle de Reddition qui a été rénovée dans l'ancienne  salle de jeu du collège Technique et Moderne. Dans une bulle de  verre, il découvre le QG du général Eisenhower, tel qu'il était quand fut signée la Reddition des nazis le 7 mai 1945 à 2 h 45 du  matin.

Dans son intervention, le premier ministre lance un appel. "Il  faut rassembler les Français, unifier l'Europe, rejeter le racisme  et l'intolérance. "

Alain MOYAT