7405 - cathedrale tangerine dream

Décembre 1974.-Du jamais vu deux fois... Près de 5.200 personnes  venues d'un peu partout en France, et même du monde, écrit le  journaliste, assiste à la cathédrale Notre-Dame de Reims à un  concert exceptionnel de Nico et Tangerine Dream.

Le cheveux long rabattu par un serre-tête, la barbe fleurie et le  peace and love " au fond du coeur, les fans sont venus écouter,  communier au concert de musique électro-acoustique. Sous les  voûtes gothiques, tout près d'un autel et tout en improvisation,  Edgar Froese, Peter Bauman et Chris Franke, magiciens du  synthétiseur, fécondent une musique très planante. Programmé entre  les deux morceaux prévus par la formation, la chanteuse Nico  déçoit un peu. Casse l'ambiance malgré " sa voix chaude et la  musique de l'harmonium indien " . La reprise par Tangerine Dream  est sublime. Historique.

Le concert restera dans l'histoire rémoise. Ses à côtés aussi. En  effet, on peut lire quelques jours plus tard dans l'union: " On a  fumé du hasch à la cathédrale " . Daniel Pellus en historien  rapporte que " comme autrefois, on a mangé, on a bu, on a fumé,  mais pas seulement... du tabac de la Régie."  Il tente de  dédramatiser un fait qui a secoué la communauté chrétienne. Mais l'auteur du hors texte qui accompagne le compte-rendu du concert  précise que " pour aimer Tangerine Dream il n'est pas besoin de  procédé artificiel. " 

Alain MOYAT

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